« La Rue des Allocs » : la vie à Saint Leu

Philippe, Maurice, Jérôme, David, Jessica, Beubeu, Aline, Marie Jo, Corentin et Johnny. Leurs points communs ? Ils sont tous habitants du même quartier, Saint Leu à Amiens, et vivent tous avec très peu d’argent.

Hier soir, M6 diffusait pour la troisième fois l’émission « La Rue des Allocs », présentant une immersion dans le quotidien de Français en situation de précarité.

Étant donné que nous avons passés tous deux quelques années d’études dans la ville d’Amiens et notamment dans le quartier Saint-Leu où nous allions boire des pintes les jeudis soirs, j’ai voulu regarder cette émission pour la première fois depuis sa diffusion.

Durant toute la soirée, deux sentiments se sont partagés dans mon esprit : la pitié et la colère. Je m’explique.

Dans un premier temps la pitié, et surtout pour Philippe, Aline et Marie Jo. Tous les trois me faisait de la peine et j’avais juste l’envie de leur tendre la main et les aider. Philippe avec son handicap, la perte de ses parents et sa probable expulsion, Aline avec sa recherche active de travail souvent en vain et Marie Jo, petite grand-mère du quartier qui essaie de survivre comme elle peut avec moins de 1000€, en parcourant les lieux d’aides comme le Secours populaire ou les Restos du cœur.

Puis est venue la colère puisque certains de nos protagonistes ne font pas d’effort ou sont délinquants, comme Beubeu, Jessica, David et Maurice. Peut-être croient-ils que le travail et l’argent vont leur tomber du ciel ?… Beubeu est sans emploi et n’en cherche pas : « Beube ne travaille pas car il n’arrive pas à se réveiller le matin ». Il est passionné de tuning et ne prend pas son rôle de père au sérieux. Jessica, sa femme, travaille mais s’absente régulièrement pour s’occuper de sa fille quand son conjoint n’en est pas capable. Elle ne vit que pour sa fille (comme tous les parents d’ailleurs), mais elle est une dépensière compulsive, c’est-à-dire qu’elle veut sans cesse acheter de nouvelles choses à sa fille, quitte à s’endetter et à emprunter de l’argent à sa mère et sa sœur. David, 42 ans, fait régulièrement des TIG pour vol à l’étalage. Ne travaillant pas (il ne cherche pas de travail puisqu’il doit faire des TIG). L’argent lui manque et c’est pourquoi il décide de réaliser ces vols, souvent avec quelques bières avalées. Quant à Maurice, il vit sous le toit de Philippe. Il est lui aussi handicapé et a certainement abusé des drogues. Ancien braqueur, il a passé 18 ans de sa vie en prison.

Autant de profils différents nous amenant à faire réfléchir quant à la vie que l’on a.

L’image donnée par l’émission n’est pas celle qui j’ai du quartier Saint Leu. On ne voit ici que la précarité et la misère mais pourtant, c’est un quartier très charmant où les étudiants aiment passer du temps.

Alex.bcr


Toute la soirée, il y a eu une déferlante de tweets avec le hashtag #RueDesAllocs. Ils ont été parfois méchants, parfois gentils. Mais ce qui est presque le plus étonnant, c’est qu’on peut avoir l’impression que certaines personnes regardent cette émission comme un divertissement ou une télé réalité alors qu’il ne s’agit que de la vérité de ces pauvres gens.

Voici notre sélection de tweets :

tweet-brigitte

kop

tweet-btn

tweet-chadipi

tweet-licia

tweet-lilia

tweet-manu

tweet-manonpssot

tweet-mathild

tweet-myloulie

tweet-tontonfrie


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