Shot Caller par Les Carnets du cinéma

Tous les vendredis, nous vous proposons un instant cinéma avec Les Carnets du cinéma. Shot Caller/L’Exécuteur est un film américain réalisé par Ric Roman Waugh sorti en E- cinema le 20 juillet.

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Shot Caller/L’Exécuteur est un Thriller mais aussi (et surtout ?) d’un Drame. Il retrace l’évolution d’un père de famille vivant dans un milieu aisé, sans problème d’argent (une femme reprenant ses études d’architecture, un fils, un emploi stable) condamné à une peine de 16 mois de prison ferme pour un homicide involontaire, suite à un accident de voiture.

On suit l’évolution de ce personnage, tiraillé entre l’amour qu’il porte à sa famille et l’enfer carcéral.

Le film prend un schéma narratif non linéaire ce qui rend le récit encore plus immersif. On alterne entre séquences à sa sortie de prison (après finalement sept ans de réclusion criminelle) et ses premiers jours. La vie à laquelle il aspirait est loin derrière lui, mais quand il sort et pense enfin voir le bout du tunnel, il comprend que l’engagement qu’il a pris pour sa survie en prison auprès du gang  est ad vitam aeternam.

C’est l’acteur Nicolaj Coster-Waldau qui porte le film. Il livre une véritable performance, quasiment irréprochable. La réalisation est fluide et immersive. La photographie ne propose rien d’audacieux, mais l’immersion dans le système carcéral est réussie, les scènes d’actions de groupes (notamment dans la cour de la prison) sont bien captées.

Des décors et maquillages très réalistes

Le scénario propose une autre trame, plus que la « simple » évolution d’un détenu. Les décors (structures, cellules) et maquillages (tatouages et blessures) sont très réalistes et participent activement à l’immersion du spectateurs dans le milieu brutal et sans pitié que dépeint le film. L’attention a été laissée aux détails.

Ce film n’est pas une énième réalisation sur le système carcéral américain, il s’agit là d’une véritable critique, qui explique comment un homme complètement étranger au milieu du crime et de la délinquance va se retrouver parmi les grosses têtes d’un gang. Le facteur catalyseur est bien évidemment ses années de prison, où la spirale infernale n’a fait que croître avec les années. Détruisant peu à peu, au gré de chaque décision, tous liens qui le raccrochaient à une société qu’il a côtoyé et qui n’est désormais qu’un simple souvenir.

Robin, des Carnets du cinéma

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