Les artistes régionaux mis en avant à la galerie Saint- Jacques

Plus  d’une cinquantaine d’artistes picards se sont révélés à la galerie Saint-Jacques de Saint-Quentin sur le thème de cette nouvelle exposition : l’enfance. Des toiles toutes différentes les unes des autres dévoilant le talent de chacun.

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Mis en place depuis 2 ans notamment par l’association saint-quentinoise Art et Littérature,  mais aussi Creatif’Arts et Prisme Création, le salon des arts est une belle rétrospective du savoir-faire artistique picard. Une pluridisciplinarité artistique dévoilée, puisqu’outre les nombreuses peintures exposées, les visiteurs peuvent également découvrir photographies, sculptures, ou encore gravures. Une vitrine du savoir-faire picard où couleurs et styles se mélangent en parfaite harmonie.

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Parmi les 55 artistes ayant participé à ce beau projet collectif, deux des jeunes talents découverts sur On Teste Pour Vous en Picardie sont présents :  Cassandra Lancelin et Mathieu Pesant.  Des animations pour les enfants sont également proposées en parallèle par la ville. Les petits peuvent ainsi s’initier à l’art, et trouver leur talent grâce aux ateliers pré-vernissage, des techniques de peinture à l’eau, d’éveil sensoriel ou de peinture à l’œuf qui sont offerts tout au long de l’été. Le prochain rendez-vous est une initiation au Flipbook, livre-animé, ce vendredi 18 août à 15 h. Une initiation à la sculpture aura également lieu avec Gaétan Antoine, artiste local, ce samedi 19 août à la même heure.

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Manon Capelle

Autres rendez-vous :
Mardi 22 août à 15h : atelier « Comment réaliser la peinture à l’aide de pigments naturels »
Jeudi 24 août à 18h : atelier « Mon auto-enfant portrait »
Réservation obligatoire auprès de la galerie Saint-Jacques au 03 23 06 93 71. Gratuit.

Il avait enflammé le NRJ Music Tour de Compiègne, on l’a retrouvé !

Au NRJ Music Tour de Compiègne, le jeune Antoine Lenoir s’était fait remarquer avec sa belle reprise a capella de Tous les mêmes de Stromae. Impressionnés par son charisme et sa voix, nous avons depuis tout fait pour le retrouver afin de connaître son parcours, ses impressions par rapport au NRJ Music Tour et ses projets d’avenir.

Antoine Lenoir a commencé à chanter lorsqu’il avait 6 ans. Même s’il joue occasionnellement du piano et fait de la guitare, sa réelle passion reste le chant. Originaire de la Somme, il a déjà un beau parcours du haut de ses 14 ans. Après avoir commencé à chanter au centre (il n’a jamais pris de cours de chant, ni étudié dans une école de musique), ce dernier a été amené à donner plusieurs concerts, que ce soit dans le Nord-Pas-de-Calais, pour des fêtes de la musique dans la Somme, ou encore à l’hôpital d’Amiens pour les non-voyants.

Ancien habitué de radio Puisalène, où il a pu participer à « Boulevard des talents » et être interviewé plusieurs fois, Antoine Lenoir n’a pas hésité à participer  à des concours de chant tels que le Vocal Tour, les pré castings de The Voice ou le concours « Y’a de la voix ». Si les pré castings de The Voice furent sans succès, cela n’a pas été le cas pour le concours « Y’a de la voix » qu’il a gagné. Il donnera pour l’occasion un concert à Fresnes-sur-Escaut le 15 août prochain à 20h30, en tant que première partie de Worlds Apart et Jessy Matador.

Ses impressions par rapport à sa prestation au NRJ Music Tour ? Antoine sourit.  « J’ai pas forcément eu le temps de stresser. Quand j’ai vu qu’on m’avait sélectionné, j’ai enlevé mon manteau et j’y suis allé… Tout s’est passé très vite« . Le jeune artiste a toujours un peu de contact avec NRJ mais pas directement avec Guillaume Pley : « Je suis déjà super heureux d’avoir pu me faire remarquer ce soir-là ! Sur ma chaîne YouTube, j’avais zéro abonné… Maintenant j’en ai plus de 500 et je suis passé de 200 vues sur mes vidéos à 2500 vues ! Pareil sur Facebook, j’ai gagné environ 200 j’aime,  puis environ 300 abonnés sur Instagram.« 

Le succès d’Antoine ne s’arrête pas là : « Lors de soirées karaoké, je marque les esprits. Au collège, toutes les surveillantes m’ont félicitées pour mon passage au NRJ Music Tour. J’adore chanter « Tous les mêmes », je pense que le public l’a ressenti. J’ai reçu beaucoup de compliments, mais j’ai aussi attiré beaucoup de jalousies.« 

Antoine reste très positif : « J’aimerais bien que le chant soit mon métier, mais c’est difficile. J’ai sorti un single il y a un an, et j’en suis très fier. On y trouve deux chansons : « Tout est possible », écrite et composée par Sébastien Gérard, et « Mes nuits blanches ». Mon projet, ce serait de faire un album… » Conscient des réalités, il nous confie que dans tous les cas, ses études passeront avant : « Je me dirige vers l’hôtellerie, c’est vraiment un domaine dans lequel j’aimerais travailler. C’est difficile de percer dans le milieu de la chanson donc je préfère garder les pieds sur terre.« 

Quand on lui demande s’il a d’autres passions, il s’amuse : « Oh oui! Dormir et Céline Dion (rires). J’aime cuisiner,  je suis fan de catch… Je collectionne les Vans aussi ! »  Adolescent plein de vie, il nous fait découvrir son univers une fois passés la porte de sa chambre, puis nous tend des photos : « Ici vous pouvez voir les membres d’une association dont je fais partie à Ham, Les Étoiles de demain. Une passion qui me tient à cœur… On s’entraîne à peu près tous les week-ends, et on est très soudés.« 

Cette association organise une comédie musicale Robin des Bois le 27 janvier à Péronne. Elle comporte quatre chanteurs, dont Sébastien Gérard, auteur et compositeur des chansons d’Antoine qui fera avec lui la première partie de Worlds Apart et de Jessy Matador mardi prochain  ainsi que quatre jeunes danseurs.

Léa Czns & Déborah Ld

Antoine Lenoir chantera toute l’après-midi à partir de 14 heures à la brocante de Fresnoy-les-Roye le 27 août. Il chantera également le 24 septembre au parc d’Isle de Saint-Quentin, son endroit préféré en Picardie, pour la Journée pour la Mucovicidose. Le 2 janvier, sera au Casino d’Arras pour Y’a d’la voix.
Son premier disque est toujours en vente, à 5€, sur sa page Facebook. Et pour plus de chansons, direction Youtube.

Les arts se sont donnés rendez-vous à Senlis

Le 11 août s’est ouvert le salon des Arts d’été à l’église Saint-Pierre, place André-Malraux à Senlis. Une exposition ouverte au public organisée par la ville de Senlis et l’association Art et Amitié, association qui réunit les artistes de la commune.

À l’église Saint-Pierre, lieu chargé d’histoire, et dans une ambiance chaleureuse, peintres, sculpteurs, dessinateurs, photographes, plasticiens, et autres artistes présentent leurs oeuvres. Du travail du bois à celui du métal, en passant par la restauration de tableaux ou encore la réalisation de poterie, notre patrimoine artistique est superbement représenté. Les artistes ont plaisir à partager leur métier qui est pour eux aussi une véritable passion. Certains exposants réalisent des démonstrations en direct. Des stages de calligraphies et de pastel sont proposés par Stéphane Devaux et Philippe Autefage.

La météo faisant défaut ce mois d’août, voilà une idée sortie pour profiter de l’été en toutes circonstances !

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Elodie Del

Jusqu’au 15 août de 10 à 19 heures, entrée gratuite.

 

De Rihanna à Adèle, il dessine des portraits en noir et blanc

À 17 ans seulement, Mathieu Pesant réalise des portraits. De Rihanna à Adèle, en passant par sa soeur, il reproduit les traits des visages au crayon à papier ou au feutre à l’encre de chine.

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Des trentaines de tableaux en noirs et blancs, des figures connues ou non mais toutes conçues par la même main : celle d’un jeune saint-quentinois passionné, étaient exposés à la galerie d’art de la ville. Un goût pour le crayon que lui a transmis son oncle, plus jeune, et qui reste intact aujourd’hui : « Quand j’étais petit, j’aimais voir mon oncle faire des paysages, des fleurs. Il dessinait beaucoup, et puis j’ai voulu faire pareil. Au primaire, je dessinais beaucoup de natures mortes, et puis au collège, j’ai découvert d’autres choses. »

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Le jeune homme va donc peaufiner sa technique au fil de vidéos Youtube, et grâce à certains de ses professeurs, mais sans jamais prendre de cours particuliers.  Et à force de pratiquer, Mathieu Pesant va découvrir l’art qui lui ressemble : les portraits en noir et blanc. « J’arrive à faire des paysages mais j’ai découvert dans le portrait quelque chose que je ne retrouve dans aucune autre technique. Le choix de faire du noir et blanc, c’est que je trouve qu’avec le temps, la couleur se ternie tandis que le noir et blanc on peut toujours le retravailler. Et puis, ça rend plus authentique, plus attirant, plus glamour. » Le jeune artiste a créé une page facebook pour ses toiles : Mathieu Pesant.

Manon Capelle

Top 5 des articles les plus lus sur notre site

Créé en octobre 2016, notre site internet dépasse aujourd’hui les 35 000 vues. Des statistiques en hausse grâce à vous ! Retour sur les cinq articles que vous avez le plus apprécié.

1 – 15 petits coins de Paradis dans l’Oise

Un top réunissant nos endroits coups de cœur dans le département. Le village de Gerberoy, le château de Pierrefonds, la forêt de Compiègne… Des petits endroits de Paradis tout près de chez nous !

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2 – 7 endroits pour se rafraîchir dans l’Oise

Avec la chaleur des mois de juin et juillet, vous avez été nombreux à chercher où se rafraîchir sans faire des heures de route. Espérons que le beau temps revienne au mois d’août pour pouvoir retourner dans ces endroits rafraîchissants.

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3 – 10 bonnes raisons d’aller à Miams, et d’y retourner

Notre salon de thé coup de cœur à Amiens, qui propose aussi des menus faits maison pour le midi, adaptés aux saisons.

4 – Manoah : « La musique, c’est ce qui me fait rêver »

La jeune chanteuse amiénoise a participé à la dernière saison de The Voice. Éliminée avant les directs, elle a eu le temps de marquer les téléspectateurs et de conquérir le cœur des Picards.

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5 – La future voix que vous allez écouter à la radio, c’est la sienne

Benoit a enchaîné les stages dans différentes radios, et notamment à NRJ, dans l’équipe de Guillaume Pley. Un beau parcours pour un jeune homme âgé de 21 ans seulement.

Léa Czns

30 comptes Instagram qui mettent en valeur notre région

On partage avec vous 30 comptes Instagram auxquels nous sommes abonnés. N’hésitez pas à partager avec nous vos photos de Picardie, nous les regrammons sur notre compte @ontestepourvousenpicardie, avec #ontestepourvousenpicardie ou #otpvep.

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📍Château de Chantilly

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Toujours sur la route….

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• premonitions / vaults •

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Nature July 2017

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The show begins #chantilly #hautsdefrancetourisme #hautsdefrance #oisetourisme #horse #racing

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#amiens #somme #picardie #hautsdefrance #sculpture

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30 – @chineuse_deux_vues

Léa Czns, Laureline & Mathieu3007

 

Les secrets de « Je me souviens d’Amiens », déclaration d’amour de Jean-Louis Crimon

Grand reporter puis présentateur des matinales à France Culture, Jean-Louis Crimon a publié son nouvel ouvrage en juin 2017. Des pages entières consacrées à la vie amiénoise.  Une déclaration d’amour de 480 « Je me souviens d’Amiens », sur le mode des 480 « Je me souviens » de Georges Perec. Anecdotes d’un exceptionnel auteur picard qui signe là son huitième livre.
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Jean-Louis Crimon, année scolaire 1960/61, élève de 6ème au Petit-Séminaire d’Amiens.

Comment en êtes-vous arrivé à l’écriture ?

Question amusante ! On ne me l’avait jamais posée. En tout cas pas comme ça. Je pense que je ne suis pas « arrivé » à l’écriture. Je me suis dit très tôt, à 9 ou 10 ans, qu’une vie sans écriture, ce n’était pas vraiment une vie réussie. Je sais bien que tout le monde n’écrit pas, ou ne ressent pas la nécessité d’écrire. Pour moi, c’était à la fois nécessaire et évident. Ce ne serait pas possible de vivre sans écrire. Au collège déjà, j’écrivais des poèmes. Au lycée aussi. A l’université, je me suis mis à l’écriture de contes et de nouvelles, mais sans jamais rien publier. Je ne me sentais pas prêt, pas assez mûr. Ma vraie pratique de l’écriture commence avec le journalisme, côté presse écrite, au Courrier Picard. Un article par jour, pendant trois ans, ça vous apprend forcément une forme d’écriture : l’écriture efficace. Celle du journaliste. L’écriture de l’écrivain, c’est autre chose. Il faut toute une vie pour écrire comme un écrivain. Je pense que je vais bientôt vraiment commencer à maîtriser la chose (rires).

Vous êtes né dans la Somme, à Corbie, mais quel est votre lien avec Amiens ?

Je suis arrivé à Amiens en septembre 1960, pour mon entrée en sixième, au Petit-Séminaire. Une grand tante, très pieuse, ne voulait pas que j’aille à la Cité Scolaire laïque, « lieu de perdition pour mon âme », avait-elle prédit à mes parents. Mais je n’ai fait qu’un très court passage chez les apprentis séminaristes. Juste une année. A la question du Père Supérieur, posée en milieu d’année scolaire: « Pensez-vous avoir la vocation ? », j’ai répondu « Non ». Mes parents et mon instituteur m’avaient appris que le mensonge était la pire des choses. Ma franchise m’a été fatale. Les prêtres m’ont renvoyé à l’école primaire de mon village, me recommandant de passer et d’obtenir -peut-être- le Certificat d’Etudes pour ensuite apprendre un métier manuel, comme mon père. Mon père était jardinier.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’écriture de Je me souviens d’Amiens ?

En fait, c’est une commande de mon éditeur, Le Castor Astral, chez qui j’ai publié quatre romans : Verlaine avant-centreRue du Pré aux ChevauxOublie pas 36 et Du côté de chez Shuang. Une commande assez ancienne. Jean-Yves Reuzeau, le directeur littéraire, m’avait demandé, il y a cinq ou six ans, dans la forme et dans l’esprit des « Je me souviens » de Georges Perec, de travailler à un « Je me souviens d’Amiens ». Mais, à l’époque, je n’avais pas donné suite. Ne me sentant pas forcément le plus compétent ou le plus légitime pour mener à bien ce projet. Je m’y suis mis très symboliquement la nuit du 31 décembre au 1er janvier de cette année. Comme ça, comme par défi. Me disant à moi-même : Chiche, tu en écris 10 ! Le lendemain, j’en ai écrit très naturellement dix autres. Dix autres encore, le surlendemain. A ce rythme d’une dizaine de « Je me souviens d’Amiens » par jour, j’avais bouclé mes 480 « Je me souviens » le 18 février. Tous n’étaient pas parfaits. Je m’en suis écrit cinquante supplémentaires, au cas où, à la relecture, certains « souvenirs » ne tiendraient pas la distance.
La difficulté étant que le « souvenir » ne soit pas trop personnel, pas trop intime, mais en même temps que « sa part d’intime » permette à chacun(e),  de se projeter, de s’impliquer, dans le souvenir proposé, de se l’approprier en s’y retrouvant. Il fallait aussi que toute la richesse, -culturelle, historique, sociale, politique, poétique -, richesse trop méconnue, trop ignorée, trop oubliée, soit ressuscitée, restituée, par la magie de l’écriture de ces phrases qui commencent toutes par la formule de Perec « Je me souviens ».

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Si vous deviez choisir un souvenir que vous avez évoqué dans votre ouvrage, et qui vous a ému ou touché plus particulièrement, lequel serait-il ?

Celui écrit tout particulièrement pour les grincheuses et les grincheux qui ne supportent pas les jours de pluie, le souvenir n° 193, pour le jeu avec les sons, et pour la musique de la chanson :

« Je me souviens du ciel ardoise qui tutoie les toits qu’il toise, les soirs de pluie narquoise.
On ne cherche pas noise à la pluie amiénoise. »

Une façon de vous dire aussi que davantage qu’un « livre de souvenirs », mon livre est, en fait, un slam kaléidoscopique, une chanson de 480 couplets, qu’il ne faut pas seulement lire, en silence, avec les yeux, mais, surtout avec la voix. C’est un texte vocal, oral, que je lirai d’ailleurs en octobre prochain, à la Comédie de Picardie, seul sur scène. One man show où j’essaierai de me glisser dans la peau de Sami Frey qui avait dit sur scène, en 1988 je crois, les « Je me souviens » de Georges Perec.

Pourriez-vous faire ce même genre de livre sur une autre ville qu’Amiens ?

Pas sûr du tout. Pas évident. Il faut vraiment bien connaître la ville. Son histoire. Son passé. Sa richesse culturelle. Y avoir vraiment vécu.
Ou alors il faudrait écrire ce livre avec les habitants de la ville en question. Des gens, des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes, des vieux, des ados, réunis dans une sorte d’atelier d’écriture. Ce serait un travail très différent, mais tout aussi intéressant. Une idée à creuser, sans aucun doute.

Enfin, un endroit peut-être où vous aimerez aller dans Amiens? Et en Picardie?

Plusieurs endroits à Amiens : le vieux quartier Saint-Leu, la librairie Le Labyrinthe, la place de la Marie sans Chemise, et, pour d’autres raisons, le Stade de la Licorne, pour aller encourager l’Amiens SC, cette saison en… Ligue 1. Concernant la Picardie, j’aimerais retourner dans mon village natal, Contay.

Manon Capelle

Bruno Valan : « Je vis pour le plaisir d’écrire »

Originaire de Lille, Bruno Valan est venu profiter de sa retraite aux alentours de Compiègne où il remplit les pages blanches au gré de son imagination. Le suspens et la psychologie sont deux traits importants de son talent d’écrivain. Le tout mélangé par des préoccupations de la société actuelle, comme pour son nouvel ouvrage, le Serment assassin, où l’auteur parle  d’euthanasie.

Bruno Valan, pouvez-vous nous parler de votre passion ?

Le temps libre laissé par la retraite m’a permis d’assouvir ce désir auquel je voulais me confronter : celui de la page blanche sur laquelle se concrétise une intrigue venue de l’imagination. Ce souhait remonte à mon adolescence, après la lecture de Candide de Voltaire. Mes obligations professionnelles ne m’ont jamais permis de me lancer plus rapidement. Je peux dire que je vis pour le plaisir d’écrire, qui me permet de m’évader du quotidien de notre monde.

Qu’est-ce qui vous inspire ?

J’ai la chance de fourmiller d’idées auxquelles je tente d’adapter des sujets d’actualité. C’est ainsi que pour La Trahison du Miroir, j’ai intégré le terrorisme avant même que nous ne connaissions les premiers attentats sur le sol français. Par le biais du Serment Assassin, j’évoque l’euthanasie, sujet très contemporain et fort. Pour le troisième, un vrai policier cette fois, que je viens d’achever, je remets en cause les dysfonctionnements de la justice et les errements policiers.

Parlez-nous de vos derniers ouvrages ?

La Trahison du miroir est un roman policier classique autour d’une intrigue étonnante à rebondissements accompagnée d’une double fin inattendue. C’est un livre qui a connu un fort succès et qui a obtenu le prix du polar VSD 2016, et le coup de coeur RTL de Bernard Poirette. Le Serment assassin est davantage un roman psychologique à suspens basé sur l’euthanasie. Je pense qu’il n’est pas destiné aux amateurs de polars.

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Les récits se passent pour, la Trahison du miroir, à Lille et pour le Serment assassin en Picardie. Est-ce une volonté de rester dans le Nord ?

Il est toujours plus facile de poser l’intrigue et de faire évoluer ses personnages dans un environnement connu. Ainsi dans le serment assassin qui ne se cantonne pas qu’à la Picardie, le lecteur est emmené dans plusieurs régions de France que je connais bien. C’est pour moi sécurisant et je crois que le lecteur apprécie de retrouver des lieux qui ne lui sont pas étrangers. J’ai décidé de venir profiter de ma retraite dans la région compiégnoise parce que j’y avais habité quelques années, au début de ma carrière professionnelle, lorsque je travaillais à Paris. J’y avais trouvé un endroit paradisiaque que j’ai eu plaisir à retrouver le moment venu.

Pourquoi le genre policier vous attire plus particulièrement ?

Sans doute parce que j’en ai beaucoup lu : Simenon, Coben, Agatha Christie, Vargas…Pour autant, je ne crois pas, comme je le disais que le Serment assassin soit un véritable polar dans le sens où l’entendent les puristes du genre. En outre, le quatrième sur lequel je travaille actuellement ne sera pas, pour le coup, un policier mais un livre léger sur la recherche par une jeune femme de la vie cachée de sa grand-mère, pourtant célèbre…

Avez-vous d’autres projets en cours ?

Mon troisième livre est terminé. Pour le moment, je le laisse reposer avant d’attaquer les relectures et les corrections, toujours nombreuses. J’ai attaqué le quatrième qui m’ouvre sur un autre genre d’histoire. Entre-temps, j’ai écrit, dans le cadre d’un concours, une nouvelle dont toute l’action doit, exclusivement, se dérouler dans une chambre.

Y a t-il des séances de dédicaces prévues en Picardie pour la sortie de ce nouveau roman ?

Pour l’heure, il en est prévu une le 9 septembre de 10 à 12 heures à Senlis à la librairie Le Verbe et l’objet. D’autres viendront un peu plus tard, étant absent une partie de septembre et d’octobre m’obligeant à renoncer au salon du livre de Soissons.

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Propos recueillis par Manon Capelle

Flash Back dans les années folles à Saint-Quentin

Depuis le 21 juin, et jusqu’au 17 septembre 2017, la galerie Saint-Jacques revêt une ambiance particulière des années 20.  Un décor animé qui permet aux visiteurs de se plonger dans l’univers du music hall et du cinéma de l’après-guerre.

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Après le succès de la première exposition « Saint-Quentin et l’Art Déco : l’invention d’un style international », la ville signe avec une rétrospective cinématographique et musicale, la continuité de son histoire culturelle et architecturale.

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En partenariat notamment avec la cinémathèque française et le lycée des métiers de l’ameublement de Saint-Quentin, la vitrine met en lumière cette période de reconstruction et d’avancées techniques.

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Des radios et des rétroprojecteurs de l’époque sont donc entreposés à côté d’affiches, photos et costumes du cinéma. Le tout accompagné de projections de films en noir et blanc, sur un fond musical. L’histoire du Carillon, ancien cinéma de la cité Pastel et du Casino, est également mise à l’honneur dans cette nouvelle exposition.

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Une bande dessinée sur Joséphine Baker

Le public découvre à travers ces quelques panneaux d’affichage la biographie de certaines vedettes du grand écran comme de la scène, telles que Joséphine Baker. La vie de l’artiste est d’ailleurs retracée dans une bande dessinée réalisée par Catel Muller et José-Louis Bocquet dont quelques planches sont visibles au sein de la galerie Saint-Jaques.

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« On peut dire que je finis par faire une collection. Cela est déjà mon troisième roman graphique sur le thème des destins de femmes. On a déjà travaillé sur le portrait de la première féministe, et on voulait parler de la première femme noire à être devenue une star. C’est donc très naturellement que l’on s’est lancé dans ce travail sur Joséphine Baker. Pour moi, c’est une icône de l’art déco dans toute sa représentation, parce que ce n’est pas seulement de l’architecture. C’est avant tout le premier mouvement artistique mondial », précise la dessinatrice. Elle était présente pour signer quelques dédicaces à l’occasion de l’inauguration de cette nouvelle exposition attrayante.

Manon Capelle